Microentreprise : 10 bonnes raisons d’y adhérer en 2018

Devenir micro-entrepreneur en France en 2018

Qu’est-ce qu’une microentreprise en France ?

Lorsque vous créez une entreprise en France, vous avez le choix entre plusieurs statuts juridiques. Ce sont les fameux acronymes que vous pouvez voir parfois : EURL, EI, SARL, SAS, SASU. En France, nous aimons beaucoup les acronymes mais ça peut vite devenir compliqué ! Quand vient le moment de lancer sa microentreprise, on peut être très vite perdu !

Pour faire simple :

  • Un « EI », l’entreprise est individuelle, c’est-à-dire représentée par une personne, et les deux ne font qu’un. Si problème, c’est le ou la gérante qui doit rendre des comptes.
  • Un « SA », pour Société Anonyme, signifie que l’entreprise et la ou les personnes qui la dirige sont dissociées.

Pour devenir micro-entrepreneur, anciennement autoentrepreneur, vous devez souscrire au régime des microentreprises. En effet, ce n’est pas un statut d’entreprise comme une SARL ou une EIRL. Votre statut sera : entreprise individuelle (EI) sous le régime de la microentreprise.

Pourquoi ? Parce que être micro-entrepreneur, c’est avoir une entreprise à son nom, représentée par soi-même, avec des avantages aux niveaux des charges sociales et fiscales, donc des avantages sur vos régimes sociaux et fiscaux.

 

Les points forts du micro-entrepreneuriat

 

  1. Tester son projet

Après avoir construit les bases de votre projet (et oui, on ne se lance pas sans préparation), le régime micro-entrepreneur vous permettra de le tester avant d’opter pour un statut d’entreprise plus adapté. Vous pourrez affiner votre cible, construire votre base clients et prospects, vous initier aux joies de la paperasse, et surtout améliorer vos services ou vos produits. Le tout sous un régime facile d’accès et avec peu de risques.

 

  1. Ce régime est adapté à plusieurs types de profils

Vous pouvez vous mettre à votre compte sans limite d’âge, sans limite de revenus et sans diplôme. Vous pouvez être étudiant, retraité, sans emploi ou en activité. Il y a bien-sûr quelques exceptions et règles à respecter mais globalement, nous pouvons tous devenir micro-entrepreneurs.

Attention : pour certaines activités il vous sera demandé une qualification professionnelle.

 

  1. Compléments de revenus

Vous pouvez exercer en tant que micro-entrepreneur à temps plein ou en complément d’une autre activité. Créer sa microentreprise vous permet de garder votre travail initial ou bien de continuer à toucher les aides pour les personnes qui touchent l’ARE et le RSA par exemple.

Attention : lisez bien votre contrat d’embauche car il peut y avoir des clauses spécifiques qui vous interdisent de créer une activité en parallèle.

Notamment chez les fonctionnaires, il y a quelques règles à respecter.

 

  1. Comptabilité simplifiée

Les formalités sont compréhensibles et simplifiées. Pas de chiffres d’affaires, pas de charges. Vous n’êtes pas redevable de la TVA jusqu’à un certain seuil de chiffres d’affaires.

Les choses que vous devez faire sont :

  • Déclarer votre chiffre d’affaires, même s’il est nul, tous les mois ou tous les trimestres selon votre choix.
  • Envoyer des factures à vos clients
  • Tenir un registre de vos comptes
  • Avoir un compte bancaire dédié à votre activité et séparé de votre compte bancaire personnel
  1. Stabilité financière assurée

Les charges sont statiques. Selon votre type d’activité, vous payez un pourcentage en charges sociales, fiscales, etc.

Rappel : si vous n’êtes pas redevable de la TVA, cela veut dire que vous ne la facturez pas et donc que vous ne la récupérez pas non plus !

 

  1. La perspective de créer son propre emploi

Si vous avez une idée bien précise de ce que vous voulez faire, c’est le moment ! Comme dit plus haut, vous pouvez tester votre projet d’entreprise mais vous pouvez également créer votre propre métier ! Par là, j’entends choisir vos missions. Parce que certains se lancent dans des activités « classiques » comme consultant, ébéniste, etc. mais rien ne vous empêche de créer d’autres types de métiers.

Exemple : professeur de Yoga en pleine nature, avec des exercices de marche et de méditation.

 

  1. C’est vous le patron !

Nous en rêvons tous un peu, avouons-le. Si être votre propre boss n’est pas un objectif de vie pour vous, je parie que cela vous a déjà au moins une fois effleuré l’esprit. En vous mettant à votre compte sous le régime du micro-entrepreneur, vous devenez le patron. Pour de bon. Vous décidez de quelles activités vous allez dépendre et de comment mener les actions nécessaires pour gagner en visibilité, atteindre et convertir vos prospects, communiquer, etc.

 

  1. Des aides disponibles pour les personnes au chômage et les étudiants

Pour les sans-emploi, vous pouvez bénéficier de charges allégées lorsque vous créez votre entreprise sous le régime microentreprise ! Il s’agit de l’ACCRE qui permet de bénéficier d’un taux réduit de cotisations.

 

  1. Développer ses compétences dans un domaine spécifique

Vous vous êtes toujours demandé ce que cela ferait d’être professeur de yoga, ou bien de créer et vendre des bijoux ? Vous êtes doués pour conseiller les gens et vous souhaitez devenir coach ? Le régime de la microentreprise peut vous permettre de développer ces passions et compétences dans un cadre sécurisant.

 

  1. Facile à créer et facile d’arrêter.

Alors, attention, ne prenez pas ça à la légère ! On ne fait pas toutes ces démarches d’un claquement de doigts ! Cependant, il est assez simple de créer son statut et d’y mettre un terme si les choses ne tournaient pas à votre avantage.

 

Bonus

Si c’était si terrible, la création d’entreprise dans son ensemble ne serait pas en constante augmentation ! En plus, il y a de supers communautés, blogs et organismes qui vous donnent de très bons conseils et aides.

 

Quelques chiffres pour vous rassurer

Le site Internet AFE création (Agence France Entrepreneur) vous permet d’accéder à des rapports mensuels sur la création d’entreprise en France.

En février 2018, plus de 58 000 nouvelles entreprises ont été créés en France. C’est énorme ! C’est 20% de plus qu’en février 2017, d’après le rapport mensuel de l’Agence France Entrepreneur.

Sur la période novembre 2017 – février 2018, 43% des créations d’entreprises recensées étaient sous le régime micro-entreprise.

Vous pouvez accéder gratuitement aux notes détaillées ici.

Et vous pouvez consulter tous les rapports mensuels sur la création d’entreprise en France ici. Vous avez même aussi les chiffres par régions et départements !

 

Où se renseigner ?

Sur le site de l’auto-entrepreneur : https://www.lautoentrepreneur.fr/

Consultez les Questions-Réponses du site : elles sont très bien organisées et répondent en grande partie à toutes vos interrogations : https://www.lautoentrepreneur.fr/questions_reponses.htm

Enfin, toujours sur le même site Internet, vous pouvez télécharger le guide de l’auto-entrepreneur, qui regroupe toutes les informations. Ce guide est structuré, clair, compréhensible et les rubriques « bon à savoir » vous éclaireront très certainement ! Pour y accéder, cliquez sur l’onglet > Documents utiles > guide auto-entrepreneur métropole.

 

Agence France Entrepreneur

Conseil : inscrivez-vous à leur lettre d’informations : vous en recevrez une par semaine et c’est une mine d’informations !

Sur le site de la Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI) : http://www.cci.fr/

Ou sur le site Internet de la CCI de votre région.

 

Mise à jour 11 avril 2018

Dans la newsletter AFE de la semaine, on nous propose une vidéo sur la création de micro-entreprise, réalisé par l’Urssaf Ile-de-France.

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